Des questions sans réponse: Le Comité de citoyens interpelle Canadian Malartic sur le programme d’acquisition de propriétés

Malartic, lundi 12 juin 2017.  Le Comité de citoyens de la zone sud de Malartic interpelle la minière Canadian Malartic sur le programme d’acquisition des propriétés affectées par ses opérations. Le comité s’inquiète notamment des barrières qui empêchent de nombreux citoyens de pouvoir accéder au programme afin de quitter la zone sud. Il soulève également de nombreuses questions qui demeurent sans réponse quant à l’efficacité réelle du programme.

Le comité de citoyens demande notamment que la minière rende publique :

  • Le nombre d’inscriptions au programme depuis sa mise en place en septembre 2016;
  • Le nombre de maisons achetées à ce jour par la minière;
  • Le nombre de maisons que la minière a refusé d’acheter et les raisons de ces refus;
  • Le nombre de maisons que les propriétaires ont refusé de vendre aux conditions offertes;
  • Le nombre de maisons toujours en attente d’une décision finale et les délais cumulés à ce jour;
  • Les délais moyens entre le moment de l’inscription et l’achat final des maisons;
  • Les écarts moyens entre l’évaluation municipale, l’évaluation de la minière, l’évaluation du propriétaire et le prix d’achat final offert par la minière;
  • Le nombre de maisons achetées que la minière a ensuite revendues, et les prix de revente;

Le comité de citoyens, ainsi que le BAPE dans l’un de ses avis, demandaient à la minière d’offrir un programme d’acquisition accessible à tous les propriétaires de la zone sud de Malartic (Zone A), et ce, sans exception et sans discrimination.

Or, de plus en plus d’informations circulent à savoir que la minière ne rachète pas toutes les propriétés qui sont à vendre dans la zone sud de Malartic. La minière se prévaudrait d’un article de son propre Guide de cohabitation pour refuser d’acheter une propriété: « Si, dans le cadre d’un processus d’évaluation, une propriété est jugée insalubre et représentant un risque à la santé des occupants, Canadian Malartic annulera le processus… ».

Guy Morissette, membre du Comité : « Donc, si vous êtes un propriétaire dont la qualité de la maison ne plaît pas à la minière, vous êtes condamné à y rester et à continuer de subir les impacts de la mine. Même chose si vous n’avez pas les moyens de la rénover pour qu’elle plaise à la minière. C’est complètement discriminatoire ». Il ajoute : « Malheureusement, le programme crée une nouvelle catégorie de victimes, soit les propriétaires dont les maisons ne satisfont pas les critères de qualité imposés par la minière ».

Le programme ne couvre pas, non plus, les commerçants et les propriétaires non-résidents, qui subissent pourtant aussi des préjudices.

Le programme d’acquisition donne l’impression que la minière Canadian Malartic agit en bon citoyen corporatif quand, dans les faits, il est construit de façon à limiter le nombre d’acquisition et réduire les coûts de la minière.

Morissette : « Il est important pour le comité de s’assurer que le programme fonctionne de façon à ce que personne ne soit obligée de payer de sa poche pour se relocaliser dans une municipalité voisine, ou pire, de devoir se retrouver prisonnier de sa maison, devoir se taire, et endurer les nuisances de son voisin corporatif ».

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Pour information :

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